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Fred WILBO / Charles LOOS - So happy, the curve

Magique et subtil - En solo autour d'une même inspiration poétique

La loi des analogies, "une recherche effectuée à travers quelque chose", (voir le livre de Stéphan Collin et Claude Nauwelaerts , "La loi d'analogie" aux éditions Irezumi), est à l'origine d'un magnifique disque sorti sur le label Carbon 7 : "So happy, the curve" .

Les pianistes Fred WILBO et Charles LOOS y excellent tous deux en solo à travers des oeuvres subtiles, aériennes et expressives... offrant une écoute quasi magique, recueilllie... Permettant de découvrir chez le second un univers différent de celui dans lequel on s'attendait à le trouver...
Charles LOOS se fait moins jazz. Ses improvisations flirtent avec le classique, l'impressionnisme cher à Debussy ...
Ce double CD est magique, tout en contraste et surtout en émotion. Il invite au voyage intérieur, à suivre la courbe des sentiments emportés par les envolées musicales. Il tisse un univers onirique et reposant. Il est le reflet de deux artistes inspirés et généreux.

"So happy, the curve" a été enregistré sur un "Bechstein concert" datant de 1877, restauré par son propriétaire Stéphan Collin .
Bonheur d'entendre ce piano séculaire, il est aussi un "défi", une inspiration née d'une lecture "hasard" de 15 lignes extraites de l'oeuvre du poète et diplomate français Saint-John Perse.
La première partie de chaque phrase choisie est devenue le titre des compositions de Fred WILBO . Un an après, il a proposé à son ami et ancien professeur Charles LOOS d'enregistrer 15 improvisations inspirées des mêmes phrases. Au même endroit et sur le même piano... Résultat : un délicieux "So happy, the curve" .

Belgique - REG' ARTS - Dominique COUNE

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Fred WILBO / Charles LOOS - So happy, the curve

D'abord il y a l'objet. Rare et beau. Un long digipack qui s'ouvre sur deux CD superposés plutôt que d'être accolés.
Original.

Inspirés par 15 phrases choisies dans l'oeuvre du poête Saint-John Perce, le pianiste Fred WILBO (qui habituellement joue surrtout ses compositions en solo) à composés des titres qu'il joue, seul, sur un piano Bechstein concert de 1877 !

Un an plus tard, il a proposé au pianiste jazz Charles LOOS d'enregistrer 15 improvisations inspirées des mêmes phrases et sur le même piano.
Le résultat nous vaut deux CD de piano solo avec des musiques d'ambiances feutrées ou nettement contemporaines réservées aux amoureux de piano, à ses notes claires, à ses soupirs... A ses audaces.

Belgique - L'AGUESSE - Claudy JALET

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Fred WILBO / Charles LOOS - So happy, the curve

Le concept à la base de ce double compact est pour le moins original. Un beau jour, le pianiste tournaisien Fred WILBO décide de piocher la première phrase de 15 passages choisis au hasard dans les œuvres complètes du poète Saint-John Perce et d’en faire les titres de ses nouvelles compositions.
Une année plus tard, il demande à Charles LOOS, qui fut jadis son professeur, d’extraire de ces mêmes passages une seconde phrase et d’en faire les titres de 15 nouvelles improvisations sur le même instrument.
On peut alors imaginer qu’un lien mystérieux s’est spontanément tissé entre les interprétations de ces deux pianistes. Ce qui fait de cette œuvre en deux volets quelque chose de mystique à l’instar de cette belle photographie illustrant la pochette qui présente un ciel nuageux et son reflet : un paysage comme un tableau de Magritte où la perspective est prolongée au-delà de la réalité.
La première plage du compact de WILBO place instantanément l’auditeur au cœur d’un monde irréel. Cette musique tournée vers l’intérieur fascine d’autant plus qu’elle ne dit pas tout. Elle plane aérienne, intemporelle, chargée d’expressivité tandis que les notes traînent longtemps dans le silence telle la robe translucide d’une comète poursuivant sa course dans un ciel pur.
Beaucoup de ces mélodies se lisent ainsi entre mélancolie et fragilité, toutes en ellipses délicates et envoûtantes. Et comme l’instrument est un Bechstein mythique de 1877, le timbre est forcément grandiose d’autant plus qu’il est capté avec une science de l’enregistrement peu commune. Ailleurs, il arrive que WILBO s’envole dans des improvisations tourmentées comme si l’inquiétude reprenait ses droits le temps d’un orage avant que la lumière ne perce à nouveau les volets clos (Le lit, les eaux du ciel … et les relais du fleuve d’ombre sur la terre – peut-être même s’irritant de n’avoir pas de réponse).
Là on se dit que Keith Jarrett rôde dans les parages mais si l’on ose citer une telle référence, c’est que la musique le vaut bien. Avec Charles LOOS sur le second compact, on pouvait s’attendre à quelque chose de plus enjoué, de plus chantant dans le style habituel du pianiste mais ce n’est pas le cas. Après tout, la magie a quand même fonctionné et LOOS s’est laissé emporter vers des improvisations qui prolongent les voyages intérieurs du premier disque, explorant du côté de la musique classique et de l’impressionnisme, s’aventurant même dans des zones plus sombres où vivent parfois des accords dissonants.
Ce côté profond et obscur de l’artiste est plus secret mais il révèle un musicien plein de ressources capable de contrastes et d’alternances qui paraissent inépuisables. Il termine son répertoire sur une petite ritournelle en forme de boîte musicale, concluant ainsi un voyage mystique en revenant à ses aspirations personnelles. Ainsi ces deux disques constituent bien ensemble une œuvre unique à déguster d’un seul tenant. Laissez-vous pénétrer par les émotions indicibles de cette musique construite sur un rêve insolite et ouverte à la plus profonde sensibilité.

Sur un site consacré à Saint-John Perce, on peut lire la phrase suivante :

Son œuvre transcende à coup sûr les appartenances étroites, ne se réclamant que de son esthétique propre, cette manière élaborée sous bien des inspirations et à l'écoute de bien des influences, mais débouchant sur une originalité si marquée.

... C'est à peu de chose près ce que l’on a envie d'écrire à propos du binôme WILBO - LOOS et de So Happy, The Curve.

Belgique - THE FINEST IN BELGIAN JAZZ - Pierre DULIEU

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