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Jan KUIJKEN - Vertigo

On peut ranger, sans grand risque de se planter, la musique de Jan KUIJKEN, dans ce grand fourre-tout commode qu'est la musique contemporaine.
Dès qu'il y a une création musicale qui prétend se libéréer des contraintes de la mélodie, de l'harmonie et du ryhtme, vous pouvez l'affubler de l'étiquette de "contemporain" et personne ne viendra vous contester la chose.
Pour autant, ce Vertigo n'est pas qu'une chimère sonore. A l'origine, ces compositions servent à accompagner et illustrer des chorégraphies de Karine Ponties. Mais, dès lors qu'on dissocie l'ensemble pour en graver la seule dimension musicale, il y a une perte de sens et de signification.
On pressent par moments le potentiel suggestif de cette musique mais, le plus souvent, on a l'impression de voguer dans un unives bruitiste qui ne dévoile ses secrets qu'à une élite d'initiés capables de les déchiffrer.
Pour les autres, sans la dimension scénique et l'aspect visuel des chorégraphies, il y a de quoi se demander où tout cela peut bien mener. On ne fait pas de la littérature avec des onomat^pées en dehors, peut-être, de la bande dessinée.

France - HARMONIE MAGAZINE - Philippe GNANA

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Jan KUIJKEN - Vertigo

Qui se souvient de LOUISE AVENUE ? C'était l'une des premières sorties du label d'Alan Ward et Guy Segers, et il s'agissait d'un très bon disque de, disons, jazz de chambre (?!), qui réunissait autour du violoncelliste Jan KUIJKEN quelques pointures de la scène progressive belge (je ne parle pas, bien entendu, de Marc Ysaye, mais je songe, entre autres, à Jean-Luc Plouvier et Dirk Descheemaeker, tous deux partis prenantes de l'aventure UNIVERS ZERO).

Plus de dix ans après la publication de ce disque, Jan KUIJKEN nous revient avec cette fois un album sous son nom, où l'on retrouve à nouveau le clarinettiste Descheemaeker.
Si c'est le seul musicien à rempiler pour l'occasion, Vertigo nous donne pourtant à nouveau tout le loisir de s'envoyer un gros morceau de musique contemporaine à l'écriture précieuse et millimètrée, même dans ses débordements, propre à faire vibrer marteau, enclume et étrier.
Comme pour LOUISE AVENUE, le parti pris de faire fi de toute forme de percusiions a de quoi dérouter ceux qui ont toujours eu besoin qu'on souligne, plutôt deux fois qu'une, les bases rythmiques d'un morceau de musique.
L'absence de batterie n'induit pas l'absence de rythme ! Bien au contraire, qu'on se le dise. C'est une chose que beaucoup ont de mal à admettre.Vertigo vous aidera peut-être à y remédier...Par bien des aspects, la musique de KUIJKEN se veut rythmique; les seules fois où il le fait avec évidence, c'est par le truchement de percussions discrètes aux accents typiquement "Varèsiens" (Obsession). Mais tous les instruments, à un moment ou à un autre, y contribuent, du piano aux instruments à vents.

Travaux de commande pour un ballet de Karine Ponties, cette musique de spectacle se doit, par la force des choses, se faire violence dans des moments de contraction et de relâche. Elle doit induire un mouvement.
Et comme souvent, ce sont dans les zones de flottement où s'épanouit le silence que la colonne vertébrale de la musique prend forme, induisant un rythme, une cadence, d'autant plus présente qu'elle brille par sa discrétion. En dehors des qualités intrinsèques de l'oeuvre, il reste à trancher la question de l'éternel débat qui entoure les musiques de spectacle en général; à savoir si le son peut se passer de l'image...
Je répondrai pour ma part par l'affirmative pour la bonne et simple raison que le disque draine avec lui, de tout son long, une ambiance propice à l'imaginaire, et qu'hormis ses aspects quelques peu rebutants pour le commun des mortels qui flairent l'académisme à outrance, ce nouveau projet de Jan KUIJKEN a pour lui des arguments avantageux qui permettent de lui appliquer diverses grilles d'écoute, selon que l'on soit musicien aguerri ou mélomane amateur.

Mouvante, la musique de Vertigo l'est. Emouvante aussi (la dramaturgie qui s'extirpe des cordes sur le morceau "Primitiv"). Elle saura trouver refuge auprès des pavillons aux formes les plus déployées.

France - TRAVERSES - Domenico SOLAZZO

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Jan KUIJKEN - Vertigo

Mesdames, messieurs, nous voici arrivés à l'une des limites de l'exploration des musiques progressives : La musique dite contemporaine, avec ses velléités libertaires en matière de mélodies et de constructions harmoniques, sans oublier la part de l'improvisation.
Il faut en effet se mettre dans des conditions d'écoute optimales pour entrer dans ce véritable univers. Mettons nous simplement à la place de ceux qui découvriraient le rock progressif pour la première fois.
Le violoncelliste Jan KUIJKEN qui vient de sortir chez Carbon 7 son deuxième album, nous fait une leçon de musique à la fois écrite et improvisée. Autant le premier album pouvait avoir des accointances jazzy autant celui-ci est clairement orienté vers la musique contemporaine.
Ecrite à l'origine pour trois chorégraphies mais complètement repensée par rapport à la réalisation de cet album, la musique bénéficie d'une prise de son parfaite. On entend les frottements des archets sur les cordes mais aussi parfois les crissements.Même dans les moments les plus "contemporains" (dans le sens déstructuré et non mélodique) on est comme attiré par cette ambiance purement sonore.
Sur les premiers morceaux, les cordes tiennent le premier rôle mais les instruments à vents et le piano apportent de la couleur à cette musique exigeante qui sonne clairement comme une musique de chambre.
Contrairement à certaines musiques minimalistes ou sérielles, il y a de nombreux changements au sein d'un même morceau, ce qui évite heureusement la lassitude (ce serait peut-être ça la définition du progressif). Difficile en revanche de s'appuyer sur l'aspect mélodique, soumis à une évolution continuelle. Notons la présence du clarinettiste Dirk Descheemaeker d'UNIVERS ZERO.
Musique évocatrice mais, tout de même, assez difficile d'accès sur quelques titres en particulier (heureusement ils ne sont pas majoritaires).

France - KOID' 9 - Patrick ROBINET

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Jan KUIJKEN - Vertigo

Le pianiste Jan KUIJKEN propose, sur l'intrépide label bruxellois, les musiques qu'il a composées pour trois performances dansées par la Compagnies Karine Ponties.
Avec le soutien de cordes et de cuivres, il nous invite sur des morceaux intrépides, complexes, ardus qui demandent le soutien visuel de la danse pour être intégrés dans un univers plus accessible.
"Vertigo" est avant tout destiné aux amateurs de musique contemporaine, de Steve Reich et aux musiciens que ce style interpelle car c'est assurément hors norme pour un large public.

Belgique - L'AGUESSE - Claudy JALET

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Musique libre et vertigineuse - Jan KUIJKEN enregistre "Vertigo"

KUIJKEN... Evoquer ce nom dans l'univers musical, c'est d'emblée susciter l'attention d'un amateur de musique baroque ! Sur la scène baroque, la famille KUIJKEN fait office de spécialiste et recueille bien des honneurs.
Aujourd'hui, il faudra associer à ce nom un nouveau prénom : Jan. Loin des violes, des clavecins et autres instruments d'époque chers aux Sigiswald et Barthold, Jan a choisi l'univers contemporain pour s'exprimer.
Il joue des sons et des harmonies d'aujourd'hui, bien inscrit dans son époque.
Depuis 1996, il est devenu un compositeur apprécié pour les performances de danse et de théâtre. Dans ce cadre, il a l'occasion de travailler la musique de façon différente.
Aux éditions Carbon 7, Jan KUIJKEN sort un album : "Vertigo", fruit d'un travail sur plusieurs spectacles. L'écriture ne manque pas d'audace, basée sur l'improvisation, la sérénité et la tension.
Parfois vertigineuse mais combien passionnée et passionnante !
L'auditeur vogue d'harmonies en harmoniques, de tensions en mélodies lancées comme des appels, des discussions entre instruments et musiciens libres de tout canevas classique.
Il s'en va ainsi d'équilibre en déséquilibre, de sérénité en climat plus tendu, mais toujours au sein d'une musique empreinte de liberté.
D'évidence, musiciens et compositeur (lui-même tenant le violoncelle, le piano et usant des bruits) s'amusent à jouer cette musique bien dans son époque, parfois théâtrale et lyrique mais toujours évocatrice.
Les amateurs de musique contemporaine vont apprécier l'univers de Jan KUIJKEN, entouré sur ce disque de George Van Dam (violons), Paul De Clerck (alto), Dirk Descheemaeker (clarinette et clarinette basse), Pierre Bernard (flûtes) et André Pichal (cor).
"Le parcours de Vertigo est comme une suite de tableaux contrastés, entre l'épuré et le complexe, la légèreté et l'intensité. Chaque pièce a son monde, avec ses perspectives et ses couleurs, mais le tout est clairement de la musique de Jan KUIJKEN" soulignent à juste titre les producteurs de ce disque.

Belgique - REG' ARTS - Dominique COUNE

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Jan KUIJKEN - Vertigo

Fruit d'un travail sur plusieurs spectacles, la base de cette musique se construit entre écriture et improvisation, sérénité et tension.
Tantôt fixe, tantôt libre, voire construite autour d'une façon de jouer sans que tous les paramètres d'une notation soient spécifiés, il y a toutefois un rapport entre les instruments qui rappelle les sources "classiques" de Jan KUIJKEN.
L'articulation des morceaux crée un sentiment en même temps sécurisant et improbable, le déséquilibre dans l'équilibre. Le tout est accentué par la quasi absence de percussion ou canevas rythmique.

Le parcours de "Vertigo" est comme une suite de tableaux contrastés, entre l'épuré et le complexe, la légèreté et l'intensité.
Chaque pièce a son monde, avec ses perspectives et ses couleurs, mais le tout est clairement de la musique de Jan KUIJKEN.

Belgique - ACROCHES - David DEHARD

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LOUISE AVENUE - Let's Take One More...

Dans les portions composées, LOUISE AVENUE évoque la musique contemporaine et dans ses impros, le jazz d'avant-garde.
Autour du leader Jan KUIJKEN, on retrouve d'ailleurs certains habitués des scènes progressistes belges : Michel Massot (TRIO BRAVO), Daniel Stokart ("H" SEPTET)...
Expérimental donc et orchestrations insolites à base de piano, violon, violoncelle, sax et tuba, mais aussi cadences et mélodies évidentes pimentées de solides pincées d'humour.
Fêtes tragiques ou drames ironiques, ces 17 courtes pièces conceptuelles pourraient illustrer un film ou s'intégrer à un "Pierre et le Loup" revu et corrigé par KRONOS QUARTET. Différent et attrayant.

Belgique - LA CITE -

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LOUISE AVENUE - Let's Take One More...

LOUISE AVENUE, c'est le groupe de Jan KUIJKEN, violoncelliste belge issu de la scène des musiques nouvelles de là-bas (Daniel Schell, Daniel Denis.
On est toujours heureux d'avoir des nouvelles de ce plat pays qui a toujours engendré des musiques à reliefs.

LOUISE AVENUE ne manque évidemment pas à cette tradition.
La musique, composée presque exclusivement par le violoncelliste se présente sous la forme d'un orchestre de chambre avec des gens talentueux comme Dirk Descheemaeker à la clarinette et au sax soprano. Michel Massot aux tubas, Jean-Luc Plouvier au piano, et d'autres qui me pardonneront j'espère de ne pas être cités; qu'ils sachent qu'ils ne sont pas oubliés.
Tous ces musiciens sont bien sûr rompus à ce genre de prestation, aussi à l'aise dans les structures composées que dans l'improvisation.
L'écriture fait la part belle aux instrumentistes qui n'oublient par ailleurs jamais qu'ils jouent dans un ensemble.
Il y a une fraicheur dans l'exécution des parties fuguées qui fait plaisir à écouter. Le tuba de Michel Massot est particulièrement séduisant de par sa finesse. Comme toujours, il y a ce souci du détail qui donne une géométrie parfaitement ciselée (la Belgique n'est-elle pas le pays du diamant ?), qui donne une musique, quintessence de la sensibilité européenne faite de précision, de sérieux et de fantaisie.

Ce CD est un jalon de plus dans l'affirmation de la Belgique comme pôle culturel incontournable dans l'Europe d'aujourd'hui.
La maitrise de Jan KUIJKEN et ses compères nous réjouit.

France - IMPRO JAZZ - Patrick GENTET

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LOUISE AVENUE - Let's Take One More...

Musique de chambre belge pour violoncelle, piano, tubas, violon, clarinette et saxophones.
Composées par le violoncelliste Jan KUIJKEN, les différentes pièces s'affilient à un jazz qui se souviendrait de ses racines classiques.
Vive ou lancinante, la musique de LOUISE AVENUE conserve une cohérence dans un travail collectif où les divers instruments s'épaulent les uns les autres afin de faire progresser la mélodie.
Dans des tons de feu, la pochette suggère une vague forme humaine aux bras démesurément longs.

France - LE RYTHME ET LA RAISON - Gabriel BALGANCE

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LOUISE AVENUE - Let's Take One More...

Alors qu'une des tendances de la musique improvisée est de faire long, LOUISE AVENUE joue des pièces très courtes.
Des pièces où ne brille que l'essentiel, l'énergie libérée et ressérée. (imaginez la difficulté dans un monde où par peur du video on évite le peu dès qu'on le peut).
Les notes aussi sont brèves même si elles auraient pu être longues dans un groupe articulé autour de l'archet d'un violoncelliste.
Dans un groupe synthèse de la scène belge d'avant-garde. Dans un groupe où chaque nom est une raison de plus pour acheter le CD ( Jan KUIJKEN, Michel Massot, Jean-Luc Plouvier, George Alexander Van Dam, Daniel Stokart, Dirk Descheemaeker - rien que ça). Dans un groupe qui crée une musique intense et intègre.
Une musique accessible, pourtant difficile et d'auhourd'hui.

Belgique - JAZZ IN TIME - Michel ZUMKIR

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